Spirométrie — Questions fréquentes (FAQ)
1) Qu’évalue la spirométrie ?
La spirométrie est une exploration fonctionnelle respiratoire permettant d’évaluer les débits aériens et les volumes pulmonaires mobilisables. Elle est essentielle dans l’exploration de symptômes respiratoires tels que la dyspnée, la toux chronique, les sibilants ou une suspicion d’asthme ou de BPCO.
2) Quels sont les principaux paramètres interprétés ?
Les principaux paramètres comprennent le VEMS (volume expiratoire maximal en une seconde), la CVF (capacité vitale forcée) et le rapport VEMS/CVF. Leur interprétation conjointe permet d’identifier des troubles ventilatoires obstructifs, restrictifs ou mixtes.
3) Qu’est-ce qui définit un trouble ventilatoire obstructif ?
Un trouble ventilatoire obstructif se caractérise par une diminution du rapport VEMS/CVF, idéalement en dessous de la limite inférieure de la normale (LIN/LLN). Il peut être observé dans des maladies telles que l’asthme, la BPCO ou les bronchectasies.
4) Qu’est-ce qui suggère un trouble ventilatoire restrictif ?
Une CVF diminuée avec un rapport VEMS/CVF préservé peut suggérer un trouble ventilatoire restrictif. Toutefois, la restriction doit être confirmée par une diminution de la capacité pulmonaire totale (CPT), généralement mesurée par pléthysmographie.
5) Que signifie un test bronchodilatateur positif ?
Un test bronchodilatateur positif traduit une variabilité réversible du débit aérien. Traditionnellement, il est considéré comme positif lorsque le VEMS ou la CVF augmente d’au moins 12 % et 200 mL après bronchodilatation. Ce résultat est évocateur d’un asthme, bien qu’il puisse être observé dans d’autres situations.
6) Une spirométrie normale exclut-elle l’asthme ?
Non. L’asthme peut entraîner une variabilité épisodique du débit aérien et la spirométrie peut être normale en dehors des exacerbations. Si la suspicion clinique persiste, une épreuve de bronchoprovocation peut être nécessaire, ou l’examen peut être répété pendant une phase symptomatique.
7) Quel est le rôle de la DLCO ?
La DLCO (capacité de diffusion pulmonaire du monoxyde de carbone) aide à distinguer les causes pulmonaires des causes extrapulmonaires d’altération fonctionnelle respiratoire. Une DLCO diminuée peut être observée dans l’emphysème, les pneumopathies interstitielles ou les maladies vasculaires pulmonaires.
8) Qu’est-ce qu’un trouble ventilatoire mixte ?
Un trouble ventilatoire mixte correspond à l’association d’une obstruction du débit aérien et d’une diminution de la CVF. Sa confirmation nécessite généralement la mesure de la CPT afin de distinguer une pseudorestriction d’une véritable maladie restrictive associée.
9) Comment faut-il se préparer à une spirométrie ?
Avant l’examen, il est recommandé d’interrompre les bronchodilatateurs selon leur durée d’action et d’éviter les repas copieux, le tabac et l’exercice intense au cours des heures précédentes. Idéalement, l’examen doit être réalisé en dehors d’une infection respiratoire aiguë.
10) Qu’évalue la courbe débit-volume ?
La courbe débit-volume permet d’évaluer la morphologie des débits expiratoires et inspiratoires. Elle peut fournir des indices en faveur d’une obstruction des voies aériennes supérieures, d’un effort sous-maximal ou d’anomalies typiques des troubles ventilatoires obstructifs et restrictifs.
11) Le VEMS peut-il être utilisé pour évaluer la sévérité ?
Oui. Dans la BPCO, le VEMS reste utilisé pour classer la sévérité fonctionnelle de l’obstruction. Dans l’asthme, il doit être interprété conjointement avec les symptômes, le contrôle clinique et les exacerbations.